De 2018 à la date d’aujourd’hui 25 novembre 2024, la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme du Bénin a reçu et traité plusieurs dossiers. Cela s’inscrit dans le cadre de son engagement à protéger la santé des citoyens béninois. Ces dossiers concernent notamment la lutte contre le trafic de drogues à haut risque, l’exercice illégal de la pharmacie et bien d’autres infractions. Les chiffres sont préoccupants, et des mesures fortes ont été prises.

1202, c’est le nombre total de procédures relatives à des produits destinés à protéger la santé publique. C’est du moins ce que renseigne le président de la CRIET, monsieur Ciryaque Dossa selon les informations rapportées par Bénin Web TV.

En effet, présent au lancement du livre du magistrat Bienvenu Sohou qui a pour titre  » Protection de la santé des personnes au Bénin : droits, devoir et infractions », monsieur Ciryaque Dossa a levé un coin de voile sur le travail qu’abat la juridiction spéciale qu’il préside pour protéger la santé des citoyens béninois.

Pour ce faire, il a classifié les dossiers ou encore procédures enregistrés par la CRIET en trois différentes catégories d’infractions. Il s’agit des procédures d’exercice illégal de la pharmacie qui s’élèvent à 155, les procédures relatives à la détention, à l’usage et à la cession de chanvre dont le nombre total est 898 et les dossiers de trafic international de stupéfiants à risques qui sont 149 au total.

De fortes mesures sont prises contre les contrevenants

Le président de la CRIET ne s’est pas seulement contenté des dossiers traités. Il a également rappelé les sanctions prévues pour les contrevenants afin de prévenir et de décourager à jamais les personnes qui auraient peut-être l’intention de s’aventurer sur ce terrain aussi dangereux.

D’après ses explications, il existe plusieurs types de sanctions pour les personnes impliquées dans les trafics de drogue, l’exercice illégal de pharmacie, de chanvre indien, et bien d’autres. On note principalement la peine d’emprisonnement ferme, l’amende et la sanction patrimoniale.

La dernière, paraissant comme la sanction la plus correctrice, elle permet selon l’autorité  » de prendre possession, au profit de l’Etat et par voie de confiscation, des biens de l’auteur retenu dans le cadre de la prévention en tenant compte de la provenance illicite de ces biens, tout en s’intéressant également aux biens licites de l’auteur ».

Fiacre Awadji

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