Les fameuses « soirées Dior » et les rassemblements privés, jugés contraires aux bonnes mœurs, ne sont plus les bienvenus dans la capitale du Mali. Considérés comme une menace pour l’ordre public, le gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a, dans un arrêté publié ce 8 septembre 2025, interdit ces événements.
Selon le document officiel publié par le Cabinet du Gouverneur, cette mesure s’appuie sur plusieurs textes de loi, dont le Code des collectivités territoriales, la Charte de la Transition révisée et le Code pénal en vigueur. Les autorités rappellent que tout contrevenant s’exposera à des sanctions et que les sous-préfets, maires et responsables de la police doivent veiller à l’application stricte de la décision. L’objectif de cette décision est de rétablir la tranquillité et de protéger les habitants des pratiques jugées nuisibles à la vie sociale et morale de la capitale.

Qu’entend-on par « soirées Dior » ?
Joint au téléphone depuis le Mali par la rédaction de Jupiter Info, Souleymane Sogoba, spécialiste de l’Information et de la Communication, nous explique ce qu’est la « soirée Dior ». Pour lui, « la soirée Dior se rapporte au sabar, danse traditionnelle sénégalaise, mais améliorée avec beaucoup d’actes de débauche et de libertinage. Le plus souvent, ce sont les femmes qui se réunissent entre elles moyennant des frais de participation chez une copine. »
Aujourd’hui, ces personnes sont ciblées pour leurs excès et le caractère débridé de certaines activités. Les amateurs devront désormais composer avec des règles strictes et le regard vigilant des autorités.
Narcisse Faboladji ABEREKERE
