L’Égypte vient d’inaugurer officiellement le Grand Musée égyptien, un projet monumental estimé à plus d’un milliard de dollars, en gestation depuis près de vingt ans. Situé aux portes des pyramides de Gizeh, le musée est présenté comme le plus grand site archéologique couvert au monde.
Sur une superficie de 500 000 m², il réunit plus de 100 000 pièces retraçant 7 000 ans d’histoire, dont l’intégralité du trésor funéraire de Toutankhamon et la barque solaire de Khéops, considérée comme le plus ancien artefact en bois jamais découvert. Le chantier, lancé en 2005, a été selon les informations de Agence Ecofin, financé en partie par un prêt japonais de 800 millions de dollars. Le gouvernement égyptien espère que ce joyau architectural attirera jusqu’à 5 millions de visiteurs par an et contribuera à porter le tourisme à 30 millions de visiteurs d’ici 2031.

Une revanche à prendre sur le Maroc
Cette inauguration intervient dans un contexte de forte concurrence régionale, alors que le Maroc a détrôné l’Égypte comme première destination touristique du continent en 2024. Le Caire mise désormais sur ce musée pharaonique pour reprendre la tête du classement africain. Et pour cause, en dépit d’une hausse du nombre de visiteurs 15,7 millions en 2024, contre 14,9 millions un an plus tôt , l’Égypte a perdu sa première place africaine au profit du Maroc, qui a battu un record avec 17,4 millions de touristes.
Fiacre Awadji
