Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a officiellement validé, ce mardi, la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat à la tête du pays. Âgé de 83 ans, le président sortant a remporté, dès le premier tour, le scrutin du 25 octobre 2025 avec 89,77 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs.
Cette décision du Conseil constitutionnel confirme sans surprise les chiffres annoncés la semaine dernière par la Commission électorale indépendante (CEI). Le taux de participation s’élève à 50,10 %, traduisant un engouement limité, notamment dans les régions du sud et de l’ouest, bastions historiques de l’opposition selon les informations rapportées par Jeune Afrique.

En l’absence des deux principaux leaders d’opposition, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, déclarés inéligibles, Alassane Ouattara a bénéficié d’un soutien massif dans le nord du pays, son principal fief politique. Fort de ce nouveau mandat, Alassane Ouattara promet de poursuivre ses réformes économiques et d’engager une transition générationnelle au sein de la classe politique. Mais pour une partie de la société civile, cette réélection sans véritable rival soulève à nouveau la question de la légitimité démocratique du pouvoir en place.
La Rédaction
