Le Burkina Faso emboîte le pas au Bénin en matière de réforme de l’enseignement supérieur. Le gouvernement a décidé de mettre en place un examen national unique pour l’obtention des diplômes de Licence, Master et Doctorat (LMD) dans toutes les filières, à l’exception de la médecine.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, lors d’une rencontre avec les responsables des universités publiques et privées. Cette mesure vise à rehausser la qualité de la formation universitaire et à garantir une meilleure équivalence des diplômes délivrés sur le territoire national.

À travers cette réforme, l’État burkinabè entend lutter contre la disparité de niveau entre établissements et assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur, souvent critiqué pour ses pratiques hétérogènes. Désormais, les étudiants devront passer par un examen national organisé et supervisé par le ministère, condition indispensable pour obtenir leurs diplômes académiques.
La médecine reste toutefois une exception, mais les universités qui forment dans cette filière devront désormais disposer d’un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) pour continuer leurs activités.
Un autre axe majeur de la réforme concerne le recrutement d’enseignants permanents dans les universités privées. Celles-ci devront désormais justifier d’un personnel enseignant stable et qualifié afin d’obtenir ou de renouveler leur agrément. Cette mesure, inspirée du modèle béninois, marque une étape décisive vers la professionnalisation et la rigueur académique au sein de l’enseignement supérieur burkinabè.
Fiacre Awadji
