Le Gouvernement béninois confirme sa volonté de faire de l’éducation le socle du développement. Dans le Projet de loi de finances 2026, le secteur concentre de nouveaux investissements massifs visant à améliorer l’accès, la qualité et la modernisation du système éducatif à tous les niveaux. Des maternelles aux universités, les actions annoncées dessinent une trajectoire claire pour transformer durablement l’école béninoise.
Un engagement réaffirmé pour le droit à l’éducation
En cohérence avec la Constitution et le Plan Sectoriel de l’Éducation 2018 à 2030, le Gouvernement inscrit ses interventions dans l’Objectif de Développement Durable 4 qui vise à garantir à chaque enfant une éducation inclusive et de qualité. Les efforts se traduisent par un renforcement de l’environnement d’apprentissage, un soutien accru aux enseignants, une meilleure équité fille garçon et une dynamisation de la formation technique et professionnelle.
Enseignement maternel et primaire : cap sur l’équité et la qualité
Pour 2026, les actions prévues s’alignent sur le plan d’urgence de relance du sous secteur. La prise en charge intégrale des frais d’écolage au primaire absorbe plus de 6,43 milliards FCFA. L’alimentation scolaire, outil essentiel de rétention des apprenants, mobilise près de 33 milliards FCFA. La commande et la distribution de manuels, de cahiers d’activités et de matériels didactiques représentent plus de 3,12 milliards FCFA. L’organisation des examens et concours nécessite près de 3,97 milliards FCFA. Quant à la construction et la réhabilitation de salles de classe via le mécanisme FADEC, elles sont financées à hauteur de près de 3,9 milliards FCFA. Toutes ces actions visent à améliorer l’accès, la qualité de l’enseignement et le suivi pédagogique tout en luttant contre les inégalités persistantes.
Secondaire, technique et formation professionnelle : un virage historique
L’année 2026 marque une accélération majeure dans la transformation du secondaire technique et professionnel. La construction de vingt et un lycées techniques agricoles est financée à hauteur de 7,4 milliards FCFA tandis que les lycées scientifiques, dont celui des jeunes filles d’Abomey, bénéficient d’un investissement de 7,5 milliards FCFA. Un montant de plus de 59 milliards FCFA est consacré à la formation professionnelle et à l’entrepreneuriat pour l’emploi. Le Projet de Développement des Compétences pour l’Emploi dans les Secteurs Prioritaires phase 1 absorbe près de 21,99 milliards FCFA. La construction d’un lycée scientifique à Porto Novo et d’une école normale supérieure scientifique à Parakou mobilise 13,49 milliards FCFA. La réhabilitation et l’équipement des lycées techniques professionnels de Ouidah et de Djougou sont financés à hauteur de 8,3 milliards FCFA. L’ensemble de ces actions vise à doter le pays de compétences techniques et scientifiques capables de soutenir l’économie béninoise dans sa transformation structurelle.

Enseignement supérieur et recherche : modernisation et excellence
Le niveau supérieur bénéficie également d’importants investissements. L’opérationnalisation de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir CIIS est financée à plus de 10,49 milliards FCFA. Le programme spécial de couverture des besoins en infrastructures et équipements des universités publiques représente 6,73 milliards FCFA. Les bourses universitaires mobilisent 13,75 milliards FCFA. L’amélioration des infrastructures d’accueil et des conditions de vie des étudiants bénéficie d’un financement de 3,13 milliards FCFA. Le Centre d’Excellence Africain en Sciences Mathématiques et Applications est renforcé avec une enveloppe d’un milliard FCFA. Ces investissements traduisent une ambition forte pour moderniser le système universitaire et en faire un moteur de recherche, d’innovation et de compétitivité.
À travers le budget 2026, le Gouvernement confirme une orientation stratégique qui consiste à faire de l’éducation le principal levier de développement économique et social. L’ampleur des investissements, l’accent mis sur l’équité éducative et la montée en puissance de la formation technique et scientifique témoignent d’une volonté de bâtir un Bénin plus compétitif, plus inclusif et résolument tourné vers l’avenir.
La Rédaction
