L’élection présidentielle en Ouganda a connu le jeudi 15 janvier 2026, un démarrage chaotique, plusieurs bureaux de vote n’ayant pas ouvert à l’heure prévue. Cette situation a provoqué une confusion généralisée parmi les électeurs et alimenté les accusations de l’opposition sur une possible manipulation du scrutin.
Des bureaux de vote non opérationnels
Dans de nombreuses régions, y compris la capitale Kampala et d’autres centres urbains, des électeurs ont trouvé portes closes des heures après l’heure officielle d’ouverture. Certains bureaux n’ont commencé le vote qu’en milieu de matinée, provoquant frustration et inquiétude. Les journalistes sur place rapportent également des dysfonctionnements techniques, notamment des machines biométriques de vérification des électeurs qui n’ont pas fonctionné correctement ou qui ont été livrées en retard.
« Nous avons attendu plus de trois heures avant de pouvoir voter. Cela ressemble à une action délibérée pour ralentir le processus », a déclaré un électeur dans le centre-ville de Kampala.

Des accusations de l’opposition
Le candidat principal de l’opposition, Bobi Wine, accuse le gouvernement du président Yoweri Museveni d’avoir orchestré ces retards afin de limiter la participation dans les zones favorables à l’opposition. Ces allégations interviennent dans un contexte de coupure nationale d’Internet, justifiée officiellement par les autorités pour prévenir la désinformation, mais critiquée par des organisations de défense des droits humains comme une entrave à la transparence du scrutin.
Une élection sous haute surveillance
Le pays est marqué par une présence policière importante autour des bureaux de vote et par des critiques concernant la répression des médias et de l’opposition. Cette élection est perçue comme un test majeur de la longévité au pouvoir de Yoweri Museveni, président de l’Ouganda depuis 1986, qui brigue un septième mandat consécutif.
Les retards, les problèmes techniques et les restrictions d’Internet soulèvent des interrogations sur la régularité du scrutin. L’opposition affirme que ces perturbations pourraient influencer la participation électorale et, par conséquent, les résultats. Le gouvernement, de son côté, invoque des difficultés logistiques et des pannes techniques. Cette présidentielle sera scrutée de près par la communauté internationale, certains observateurs redoutant que ces obstacles affectent la transparence et la crédibilité du vote.
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Huguette Hontongnon
