La tension monte d’un cran sur la scène politique béninoise. Au troisième jour de la campagne pour la présidentielle du 12 avril 2026, Alassane Soumanou, président d’honneur du Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), est sorti de sa réserve avec une déclaration sans détour.

Face à la multiplication des ralliements en faveur du duo de la mouvance, Soumanou dénonce une dérive du jeu démocratique. « Nous ne voulons pas que cette élection soit transformée en référendum. Quelle est cette élection où tout le monde se rallie à un seul camp ? » a-t-il lancé

Refus d’un “match joué d’avance”

Pour le leader politique, la dynamique actuelle risque de vider la compétition de son sens. Il appelle au respect du pluralisme. « Il faut respecter l’adversaire. Et l’adversaire, c’est le FCBE. Nos candidats ne sont pas des faire-valoir. » Un message clair, adressé autant à l’opinion qu’aux acteurs politiques tentés par des alliances de circonstance.

FCBE, “alternative crédible” face à la continuité

Derrière cette sortie musclée, Alassane Soumanou réaffirme le positionnement de son parti. Le duo Paul Hounkpè – Hounwanou se veut l’incarnation de l’alternance. « Nous sommes contre la continuité. Nous sommes pour l’alternance. Et l’alternance, ce n’est pas ce que l’on est, c’est ce vers quoi l’on tend », a-t-il martelé. Dans son viseur, le bilan du régime actuel, qu’il juge mitigé, notamment sur la conduite des réformes. Au-delà de la stratégie électorale, Soumanou pose un débat de fond sur la pratique du pouvoir. « En démocratie, on ne fait pas des réformes pour le peuple, on fait des réformes avec le peuple. » Une déclaration qui sonne comme une critique directe de la gouvernance actuelle, accusée d’avoir privilégié une approche descendante.

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La Rédaction

By Jupiter

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