Étudiant en Master 2 de Biostatistique au Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations Forestières (LABEF) de l’Université d’Abomey-Calavi, le Burundais Nathanael Nshemezimana place la science des données au cœur de la lutte contre les maladies infectieuses. Grâce à une bourse du DAAD, il mène des recherches innovantes sur la schistosomiase afin d’améliorer les politiques de santé publique en Afrique subsaharienne.
Originaire du Burundi, Nathanael Nshemezimana poursuit un Master en Statistique, option Biostatistique, au LABEF de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Lauréat du programme de bourses DAAD In-Country, il a choisi ce laboratoire de référence pour approfondir ses compétences en épidémiologie, en modélisation des maladies et en méthodes statistiques avancées. Son ambition est de produire des connaissances scientifiques capables d’éclairer les décisions de santé publique en Afrique.
Comprendre les facteurs de risque de la schistosomiase
Les travaux de recherche de Nathanael portent sur la schistosomiase (bilharziose), une maladie parasitaire qui continue de toucher des millions de personnes en Afrique. À travers son mémoire intitulé « Modeling multifactorial risk pathways of schistosomiasis in Burundi: A Monte Carlo simulation assessment of Structural Equation Modeling (SEM) », il analyse les interactions complexes entre les facteurs socioéconomiques, environnementaux et comportementaux qui influencent la propagation de cette maladie au Burundi.
Pour y parvenir, il utilise la modélisation par équations structurelles (Structural Equation Modeling – SEM), une approche statistique permettant d’étudier simultanément plusieurs relations entre différentes variables. Son étude compare également plusieurs méthodes d’estimation du SEM grâce à des simulations de Monte Carlo, afin d’identifier les approches les plus performantes pour les recherches épidémiologiques.
Une recherche pour améliorer les politiques de santé
Au-delà de l’aspect méthodologique, cette recherche vise à démontrer l’intérêt du SEM comme outil robuste pour comprendre les maladies infectieuses complexes et orienter les stratégies de prévention. Les résultats attendus pourraient contribuer à renforcer les décisions fondées sur les preuves scientifiques, notamment au Burundi et dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne confrontés à des défis sanitaires similaires.
Le LABEF et le DAAD salués
À l’issue de son témoignage, Nathanael Nshemezimana a exprimé sa gratitude au directeur du LABEF, le professeur Romain Glèlè Kakaï, ainsi qu’à toute l’équipe pédagogique pour leur accompagnement scientifique tout au long de sa formation. Il a également remercié le Service allemand d’échanges universitaires (DAAD) pour son soutien financier, qui lui permet de poursuivre ses études et ses travaux de recherche dans des conditions favorables.
À travers son parcours, le jeune chercheur illustre l’attractivité croissante du LABEF auprès des étudiants internationaux et confirme le rôle du laboratoire comme un pôle d’excellence en biostatistique, en modélisation des maladies et en recherche en santé publique en Afrique.
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La Rédaction
