Luc Tchaniga a soutenu son mémoire de master à l’École Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de l’Université d’Abomey-Calavi lundi 29 juin 2026. Son travail porte sur l’appropriation des Points Numériques Communautaires dans les Communes de Dassa-Zoumè, Glazoué et Savè, dans le département des Collines.

L’accès au numérique ne garantit pas toujours son utilisation efficace. C’est la conclusion à laquelle est parvenu Luc Tchaniga à l’issue de son travail de recherche présenté lundi 29 juin 2026 devant un jury de l’École Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC) de l’Université d’Abomey-Calavi.

Intitulé « Appropriation des Points Numériques Communautaires dans les Collines : une analyse comparative des communes de Dassa-Zoumè, Glazoué et Savè », son mémoire s’intéresse aux facteurs qui expliquent les différences d’accès, d’usage et d’appropriation des Points Numériques Communautaires implantés par l’État dans ces trois communes. Après délibération, le jury a qualifié le sujet de « digne d’intérêt », relevé son caractère original ainsi que les efforts de recherche fournis par l’impétrant, et lui a décerné la note de 17 sur 20 avec la mention Très bien.

Pour conduire cette recherche, l’impétrant a combiné des enquêtes quantitatives et qualitatives auprès de 400 personnes ainsi que des entretiens avec des gestionnaires de Points Numériques Communautaires et des acteurs communaux.

Les résultats montrent que si plus de la moitié des personnes interrogées fréquentent ces espaces numériques, seule une faible proportion parvient à une véritable appropriation des outils mis à leur disposition. L’étude relève notamment que la qualité de la connexion internet, les compétences numériques des usagers, les conditions socio-économiques et le mode de gouvernance des centres influencent directement leur utilisation.

Au regard de ces constats, Luc Tchaniga recommande un renforcement des infrastructures numériques, un meilleur accompagnement des usagers à travers des formations régulières ainsi qu’une implication plus active des communes dans la gestion de ces espaces. Selon lui, les Points numériques communautaires ne peuvent produire tous leurs effets que si les populations disposent des compétences nécessaires pour s’en servir durablement.

Faut-il le souligner, cette réflexion s’inscrit dans la continuité de son projet professionnel. Le désormais spécialiste des programmes numériques de développement territorial ambitionne de poursuivre ses recherches sur les interactions entre l’homme et les technologies numériques. À moyen terme, il souhaite mettre en place un cabinet spécialisé en psychologie numérique ou en cyberpsychologie, avec l’ambition d’apporter sa contribution à une meilleure compréhension des usages du numérique et de leurs effets sur les populations.

Rejoignez nous sur Whatsapp

N.F.A

By Jupiter

Solverwp- WordPress Theme and Plugin