Le cyberactiviste Steve Amoussou va recouvrer sa liberté ce jeudi 20 août 2026, après avoir purgé les deux ans de prison ferme prononcés à son encontre par la CRIET. Arrêté au Togo en août 2024 et présenté par la justice béninoise comme le supposé auteur des chroniques diffusées sous le pseudonyme « Frère Hounvi », il quitte désormais la prison au terme d’une procédure qui aura fortement marqué le débat sur la liberté d’expression au Bénin.

Steve Amoussou sera  désormais libre. Le cyberactiviste béninois, que la justice soupçonne d’être l’homme derrière le pseudonyme « Frère Hounvi », a fini de purger ce jeudi 20 août 2026 la peine de deux ans d’emprisonnement ferme qui lui avait été infligée par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) selon les informations rapportés par Bip Radio.

Son dossier aura été l’un des plus commentés de ces dernières années au Bénin. Au cœur de l’affaire, des chroniques particulièrement virulentes publiées sous le pseudonyme « Frère Hounvi », régulièrement critiques à l’égard du pouvoir et de plusieurs responsables publics.

Trois infractions au cœur du dossier

À l’origine, le parquet spécial près la CRIET poursuivait Steve Amoussou pour harcèlement par voie électronique, publication de fausses nouvelles et provocation directe à la rébellion. BIP Radio rapportait dès octobre 2024 ces trois chefs de poursuite.

L’accusation reposait notamment sur la conviction de la justice que Steve Amoussou était l’auteur des chroniques attribuées à « Frère Hounvi ».

Mais devant les juges, l’intéressé a constamment contesté cette identification. Lors d’une audience en mars 2025, il avait affirmé ne pas être à l’origine de l’« avatar Frère Hounvi », tout en reconnaissant se sentir intellectuellement proche de ses prises de position.

La défense avait, elle aussi, attaqué la solidité des éléments présentés par le parquet. Les avocats estimaient notamment qu’aucune preuve scientifique n’avait établi que Steve Amoussou était la voix derrière les chroniques. Me Magloire Yansunnu avait ainsi regretté que la police scientifique n’ait pas été sollicitée pour comparer les voix.

Deux ans de prison, deux millions de francs d’amende

Le premier jugement est intervenu en juin 2025. Steve Amoussou avait alors été condamné à deux ans de prison ferme et à une amende d’un million de francs CFA.

L’affaire ne s’est toutefois pas arrêtée là. En appel, la CRIET a rendu sa décision le 15 décembre 2025. La chambre d’appel a annulé le premier jugement, mais a retenu une nouvelle qualification des faits et confirmé la durée de la peine de deux ans de prison ferme et avec cette fois-ci  deux millions de francs CFA d’amende. Steve Amoussou a finalement été déclaré coupable de harcèlement par voie électronique, de publication de fausses nouvelles et de provocation directe à la rébellion.

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La Rédaction

By Jupiter

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