Le Kenya franchit une nouvelle étape dans son ambition de devenir un hub de l’industrie musicale africaine. Le projet d’implantation du siège africain de la Recording Academy à Nairobi progresse, avec des discussions et préparatifs en cours entre les différentes parties prenantes.
Selon les informations rapportées par Africanews, les responsables de la Recording Academy ont confirmé l’avancement de plusieurs étapes clés. Des artistes kényans sélectionnés dans le cadre d’un programme de mentorat devraient se rendre aux États-Unis dans les prochaines semaines, illustrant la volonté de renforcer les échanges et les compétences.
Le président de l’institution, Panos A. Panay, a insisté sur la nécessité d’inscrire cette initiative dans la durée. Il a comparé le processus à « du jardinage », soulignant l’importance de réunir les conditions adéquates et de faire preuve de patience pour garantir le succès du projet.
Une stratégie d’ancrage en Afrique
Depuis plusieurs années, la Recording Academy multiplie les initiatives en faveur de la musique africaine. La création de la catégorie « Best African Music Performance » aux Grammy Awards et le lancement de programmes de mentorat témoignent de cette dynamique.
L’implantation d’un siège régional sur le continent marque une nouvelle étape dans cette stratégie. À en croire le média, le gouvernement kényan s’est engagé à soutenir ce projet à hauteur de 3,9 millions de dollars, avec l’ambition de faire de l’économie créative un levier de croissance.
Un projet à long terme
Pour Manuel Abud, cette implantation doit être envisagée sur le long terme. Il rappelle que le développement de la Latin Recording Academy a nécessité plusieurs années avant de s’imposer à l’échelle mondiale.
Les échanges menés à Nairobi entre responsables internationaux et acteurs locaux traduisent une volonté commune : structurer durablement l’écosystème musical africain et renforcer sa visibilité sur la scène internationale.
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Bour-Han O. Amoussa
