La CEDEAO lance un avertissement urgent au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Bénin, à la Côte d’Ivoire et aux autres pays d’Afrique de l’Ouest. Et pour cause, le terrorisme est désormais une menace régionale.
Le 18 novembre 2025, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, a alerté sur la propagation du jihadisme au-delà du Sahel, citant près de 450 attaques et 1 900 morts en 2025. Selon lui, des groupes comme le Jnim, Boko Haram et l’EIGS imposent déjà une « guerre économique » dans certaines régions, menaçant la stabilité des États voisins.

Face à cette situation, la CEDEAO annonce accélération du déploiement d’une force régionale. Initialement 1 650 hommes, portée à 5 000 dès 2026, et un objectif final de 260 000 soldats. Un budget de 2,5 milliards de dollars a été alloué pour renforcer la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers. Cette mise en garde intervient dans un contexte géopolitique tendu. D’un côté, des États de la CEDEAO dirigés par des civils ; de l’autre, l’Alliance des États du Sahel (AES), récemment exclue de l’organisation, gouvernée par des militaires. Ces divergences compliquent la coordination régionale et offrent un terrain favorable à l’expansion des groupes jihadistes.
Omar Alieu Touray a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée, d’un financement fiable et d’une meilleure coordination des actions pour éviter que le Sahel ne devienne un sanctuaire permanent pour les extrémistes.
La Rédaction
