La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publique, ce 26 novembre 2025, une décision majeure dans le cadre du processus de validation des candidatures aux élections législatives de janvier 2026. À l’issue de l’examen approfondi des dossiers déposés par les partis politiques, cinq formations ont été jugées conformes, tandis qu’une a été déclarée irrecevable.
Cinq partis franchissent l’étape cruciale de conformité
Après analyse des dossiers déposés entre le 15 et le 19 novembre 2025 et vérification de leur complétude conformément à l’article 41 du Code électoral, la CENA retient les candidatures de Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), Union Progressiste le Renouveau (UP-R), Bloc Républicain (BR), Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (MOELE Bénin) et Les Démocrates (LD)
Ces formations ont fourni selon la CENA l’intégralité des pièces requises.

Le GSR recalé pour dossier incomplet
En revanche, la Grande Solidarité Républicaine (GSR) n’a pas satisfait aux exigences légales. Malgré une notification de la CENA l’invitant à combler les insuffisances dans le délai prévu, le parti n’a transmis que 263 pièces sur les 282 attendues, laissant 19 pièces individuelles manquantes, auxquelles s’ajoute l’absence de la quittance de versement du cautionnement électoral, la seule pièce commune exigée.
L’incomplétude de son dossier constitue, selon la CENA, « un motif légal d’irrecevabilité ». En conséquence, la candidature du GSR est rejetée pour non-conformité.
Une décision à impact direct sur le paysage électoral
Cette décision, désormais notifiée aux partis concernés, dessine les contours de la compétition électorale à venir. Avec cinq partis officiellement en lice, la bataille pour la représentation parlementaire s’annonce particulièrement stratégique, tandis que l’exclusion du GSR pourrait rebattre les cartes dans certaines circonscriptions.
La CENA réaffirme, à travers cette décision, son engagement à faire respecter les normes légales et la rigueur du processus électoral, garantissant ainsi la crédibilité des prochaines législatives.
Fiacre Awadji
