Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso a procédé au remaniement de son gouvernement . Ce remaniement fait sur proposition du premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est annoncé à travers un communiqué datant du 12 janvier 2026.

La nouvelle équipe gouvernementale s’inscrit dans la dynamique de la Transition et vise à renforcer l’efficacité de l’action publique face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays.
Au sommet de l’architecture gouvernementale, le général de division Célestin Simporé est nommé ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique. Le Commandant Ismaël Sombie est également élevé au rang de ministre d’État et prend en charge le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Le ministère d’État en charge de l’Administration territoriale et de la Mobilité est confié à Émile Zerbo.
Les finances publiques restent sous la responsabilité d’Aboubakar Nacanabo, reconduit au poste de ministre de l’Économie et des Finances. La sécurité intérieure est désormais dirigée par le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, tandis que la diplomatie burkinabè est placée sous l’autorité de Karamoko Jean Marie Traoré, nommé ministre des Affaires étrangères.
Au titre des ministères transversaux, Mathias Traoré est nommé ministre des Serviteurs du Peuple.
La communication gouvernementale est confiée à Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, nommé ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, avec les fonctions de porte-parole du gouvernement.Les questions sociales et judiciaires sont confiées respectivement à la lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/ Kaboré, ministre de la Famille et de la Solidarité, et à Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice. Le ministère de la Santé revient à Robert Lucien Jean-Claude Kargougou.
La transition numérique et les communications électroniques sont placées sous la responsabilité d’Aminata Zerbo/Sabane, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques. Le secteur productif est piloté par Serge Gnaniodem Poda, nommé ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.Le ministère de la Construction de la Patrie est confié à Mikaïlou Sidibé. Les questions énergétiques et minières relèvent désormais de Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières.
Dans le domaine éducatif, Jacques Sosthène Dingara est nommé ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales. L’Enseignement secondaire et la Formation professionnelle et technique sont placés sous la responsabilité de Moumouni Zoungrana. L’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation sont confiés à Adjima Thiombiano.L’action humanitaire et la solidarité nationale sont dirigées par Nandy Somé/Diallo Zingué. Des ministres délégués complètent l’équipe gouvernementale, notamment Arnaud Ouédraogo, ministre délégué chargé de l’Eau, de l’Assainissement et des Ressources halieutiques, Fatoumata Bako/Traoré Zongo, ministre déléguée chargée du Budget, ainsi que Béghassian Stella Edime Kabré/Kaboré, ministre déléguée chargée de la Coopération régionale.
Selon les autorités, cette configuration gouvernementale vise à consolider la gouvernance de la Transition, à améliorer la coordination de l’action publique et à répondre plus efficacement aux aspirations des populations burkinabè. Le décret portant remaniement sera publié au Journal officiel du Faso, conformément aux dispositions en vigueur.
Huguette Hontongnon
