Le Burundi vient de franchir une étape majeure dans la protection de la vie privée à l’ère du numérique. Les Députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi sur la protection des données à caractère personnel, comblant ainsi un vide juridique longtemps décrié.
Selon les informations rapportées par la RTNB sur X, cette loi ouvre la voie à une meilleure protection des citoyens face aux risques liés à la digitalisation croissante des services publics. Présentant le texte devant l’Assemblée, le ministre Léonidas Ndaruzaniye a rappelé que le développement rapide de l’informatique transforme profondément la notion de vie privée. Désormais, les données personnelles sont devenues des ressources très convoitées, dont le traitement doit impérativement respecter les droits, les libertés fondamentales et la dignité humaine.
Un vide juridique enfin comblé
Malgré la mise en place de l’intranet gouvernemental, le ministre a reconnu que l’administration publique, les entreprises privées et même les particuliers produisent et traitent massivement des données sensibles, notamment à travers la numérisation du fichier électoral et de la carte nationale d’identité. Or, jusqu’ici, aucun cadre légal spécifique n’encadrait ces pratiques au Burundi.
La nouvelle loi vient donc établir des règles claires, en instaurant différents régimes de protection et en créant une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des dispositions en matière de données personnelles.
Des sanctions prévues contre les abus
Le texte prévoit également des dispositions pénales spécifiques, tout en restant compatible avec le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité. L’objectif est de dissuader toute utilisation abusive ou illégale des informations personnelles des citoyens.

Des inquiétudes sur la sécurité des données
Les Députés ont exprimé leurs préoccupations concernant la sécurité des données collectées. Le ministre a tenu à rassurer que les informations seront strictement protégées et utilisées uniquement dans les limites fixées par la loi, grâce au nouveau cadre juridique désormais en vigueur.
Carte d’identité biométrique, le processus relancé
L’autre point clé du débat est la carte nationale d’identité biométrique. Selon le ministre, les retards constatés étaient liés à l’attente de l’adoption de cette loi. Désormais, le processus va s’accélérer.
Plusieurs étapes ont déjà été franchies, notamment l’installation d’un logiciel conforme au nouveau découpage administratif. Le projet est déjà opérationnel dans douze communes pilotes, où l’enregistrement se déroule de manière satisfaisante, en attendant la disponibilité complète des équipements.
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Fiacre Awadji
