Réunis trois jours à Freetown, les chefs d’état-major de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont défini les contours précis d’une force militaire conjointe de 2 000 hommes pour faire face à la menace terroriste et à l’insécurité grandissante dans la sous-région. L’objectif est de procéder aux premières opérations dès cette année 2026.
C’est un pas décisif vers une réponse sécuritaire régionale. À l’issue de leur rencontre en Sierra Leone, les armées ouest-africaines ont acté la mise sur pied d’une « force en attente » destinée à conduire des opérations militaires communes contre les groupes armés selon les informations rapportées par RFI.
Dans sa première phase, le dispositif comptera environ 2 000 soldats, avec le Nigeria parmi les principaux contributeurs. Il faut noter que les troupes resteront stationnées dans leurs pays respectifs, mais un dépôt logistique commun sera établi à Freetown, capitale de la Sierra Leone, dont le président, Julius Maada Bio, assure la présidence en exercice de l’organisation.
L’autre signal fort est que le financement devra être prioritairement interne. Les responsables militaires ont insisté sur la nécessité pour la région d’assumer elle-même le coût de sa sécurité, dans un contexte où les groupes jihadistes progressent vers les pays côtiers après avoir longtemps concentré leurs actions au Sahel. Face à une menace transfrontalière, la CEDEAO veut afficher l’unité et l’efficacité. Les chefs d’état-major se sont fixé un cap ambitieux, lancer les premières opérations dès cette année pour contenir l’expansion terroriste et préserver la stabilité démocratique dans la sous-région.
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La Rédaction
