En Guinée, un arrêté du ministère de l’Administration du territoire a acté la dissolution de quarante partis politiques, dont les principales formations d’opposition comme le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et l’Union des forces républicaines (UFR). Une décision qui secoue profondément la classe politique à quelques semaines d’importantes échéances électorales.
La scène politique guinéenne traverse une nouvelle zone de turbulence. Dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, le gouvernement a annoncé à la télévision nationale la dissolution de quarante partis politiques pour non-conformité à la législation adoptée le 21 septembre 2025 selon les informations rapportées par RFI.
Parmi les formations visées figurent les plus importantes forces de l’opposition, notamment le Rassemblement du peuple de Guinée de l’ancien président Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques de Guinée dirigée par Cellou Dalein Diallo et l’Union des forces républicaines de l’ancien Premier ministre Sidya Touré. L’arrêté signé le 6 mars par le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé, stipule d’après les précisions de RFI que ces partis perdent immédiatement leur personnalité morale et leur statut juridique. Le document précise également que l’ensemble de leurs biens est désormais placé sous séquestre sur tout le territoire.
Cette décision intervient alors que les formations politiques avaient initialement jusqu’au 25 mai pour se conformer aux nouvelles exigences légales, notamment la mise à jour de leurs statuts et l’organisation de congrès de conformité. L’annonce a provoqué un véritable séisme politique dans le pays, d’autant plus que la Guinée se prépare à organiser des élections législatives, locales et sénatoriales prévues pour le 24 mai prochain. Une échéance qui s’annonce désormais sous haute tension dans un contexte politique déjà fragile.
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La Rédaction
