Les pays africains font face à une pression financière croissante. Selon un rapport publié le 14 avril 2026 par ONE Data, les coûts d’emprunt ont bondi de 91 % entre 2020 et 2024, sous l’effet des tensions mondiales sur les taux d’intérêt, aggravées par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

D’après les informations du rapport relayées par Agence Ecofin, en moyenne, les taux sont passés de 2,7 % à 5,1 %, touchant l’ensemble des sources de financement. Même les prêts des institutions internationales, autrefois plus accessibles, deviennent plus coûteux. La Banque mondiale, via la BIRD, voit ses taux grimper à 5,2 %, tandis que les financements chinois atteignent 5,7 %.

Cette hausse pèse lourdement sur les finances publiques. Une part croissante des budgets est désormais consacrée au remboursement de la dette, au détriment des investissements essentiels, notamment dans la santé, l’éducation et les infrastructures. Les pays dits « mixtes » comme le Bénin, le Sénégal ou le Ghana sont particulièrement exposés. Ni assez pauvres pour bénéficier pleinement de financements concessionnels, ni assez riches pour absorber le choc, ils se retrouvent en première ligne.

Dans ce contexte, les marges de manœuvre budgétaires se réduisent dangereusement. Le rapport alerte sur des conséquences déjà visibles comme aggravation de la pauvreté, hausse de l’insécurité alimentaire et recul des indicateurs sociaux. Face à cette situation, les experts appellent à une réforme urgente du système financier international, avec un accès élargi à des financements moins coûteux et une restructuration plus efficace de la dette.

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La Rédaction

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