À l’approche de la fin du mandat de Antonio Guterres, la course à la tête de l’ONU s’accélère. Cette semaine, les prétendants au poste de secrétaire général seront auditionnés par les ambassadeurs des 193 États membres, une étape décisive avant le choix final attendu pour une prise de fonction le 1er janvier 2027.

Quatre candidats restent en lice après le retrait de la diplomate argentine Virginia Gamba. Tous devront convaincre lors de séances publiques de questions-réponses, véritable test de crédibilité diplomatique et politique.

Macky Sall, une candidature fragilisée

Ancien président du Sénégal (2012-2024), Macky Sall se présente sans le soutien de son propre pays, ni celui de l’Union africaine. Désigné par le Burundi, il aborde cette course dans une position délicate malgré son expérience internationale.

Michelle Bachelet, figure majeure des droits humains

Ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet reste une candidate solide. Malgré le retrait du soutien de son pays, elle conserve celui du Brésil et du Mexique, et incarne l’option d’un leadership féminin à l’ONU.

Rafael Mariano Grossi, le profil diplomatique et technique

Actuel directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi mise sur son expertise nucléaire et son expérience diplomatique pour s’imposer dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques.

Rebeca Grynspan, l’atout économique

Secrétaire générale de la CNUCED et ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan se positionne comme une candidate de poids sur les enjeux de développement et de commerce international.

Une pression pour une femme à la tête de l’ONU

Alors que seules deux femmes sont en lice, les appels se multiplient pour voir, pour la première fois, une femme diriger l’organisation. Une dynamique soutenue par plusieurs puissances, dont la France et le Royaume-Uni selon les informations rapportées par Franceinfo et Africanews.

Une décision hautement politique

Au-delà des profils, le choix du prochain secrétaire général dépendra d’équilibres diplomatiques complexes, notamment au sein du Conseil de sécurité. Plus qu’une simple nomination, il s’agit d’un arbitrage stratégique sur l’avenir du multilatéralisme.

Les quatre candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres sont auditionnés à New York le mardi 21 avril et mercredi 22 avril 2026.

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La Rédaction

By Jupiter

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