Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies tire la sonnette d’alarme. Face aux perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz, Antonio Guterres évoque un risque réel de récession mondiale, avec des conséquences économiques et sociales potentiellement dévastatrices.

La crise au Moyen-Orient franchit un cap critique. Entrée dans son troisième mois, elle menace désormais l’équilibre de l’économie mondiale. Depuis le siège de l’ONU à New York, Antonio Guterres a dressé un tableau préoccupant de la situation, pointant du doigt les perturbations prolongées dans le détroit d’Ormuz, véritable artère du commerce énergétique mondial.

« Plus cette artère vitale reste obstruée, plus il sera difficile d’inverser les dommages », a-t-il averti, soulignant que les restrictions à la navigation entravent l’acheminement du pétrole, du gaz, des engrais et d’autres ressources essentielles. Cela entraine une pression croissante sur les chaînes d’approvisionnement et une flambée des prix à l’échelle internationale.

Le chef de l’ONU a détaillé trois scénarios inquiétants. Dans le cas le plus optimiste, une levée rapide des restrictions permettrait une reprise progressive, mais au prix de plusieurs mois de perturbations et de prix élevés. Un scénario intermédiaire, avec des blocages prolongés jusqu’à mi-année, pourrait faire basculer 32 millions de personnes dans la pauvreté et exposer 45 millions d’autres à une faim extrême.

Mais c’est le scénario le plus sombre qui suscite le plus d’inquiétudes : si la crise perdure jusqu’à la fin de l’année, l’inflation mondiale pourrait dépasser les 6 %, tandis que la croissance chuterait drastiquement. « Le monde serait alors confronté au spectre d’une récession mondiale », prévient Guterres, évoquant des impacts majeurs sur la stabilité économique, sociale et politique.

Au-delà des chiffres, l’ONU insiste sur l’urgence d’une désescalade et d’un rétablissement de la liberté de navigation. En parallèle, des efforts sont en cours, notamment avec Arsenio Dominguez, pour sécuriser l’évacuation des marins et navires pris au piège dans la zone.

Dans un monde déjà fragilisé par les crises récentes, cet avertissement sonne comme un signal fort : l’économie mondiale reste suspendue à l’évolution d’un conflit dont les répercussions dépassent largement les frontières régionales.

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La Rédaction

By Jupiter

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