Les négociations en vue de la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger se poursuivent. Ce samedi 20 juin 2026, une nouvelle étape a été franchie à Cotonou avec la tenue d’une séance de travail entre les délégations des deux pays. À cette occasion, les autorités nigériennes ont clairement exposé les conditions qu’elles jugent indispensables à une réouverture effective et durable de la frontière commune.

Cette rencontre intervenait quelques jours seulement après le dépôt du rapport du comité bilatéral mis en place à la suite de la visite à Niamey du président béninois Romuald Wadagni. Elle visait à finaliser la deuxième phase des travaux engagés entre les deux parties et à jeter les bases d’une normalisation progressive des relations entre Cotonou et Niamey.

Conduite par le ministre nigérien de l’Intérieur, le Général de division Mohamed Toumba, la délégation de Niamey est arrivée avec un message sans équivoque. Pour les autorités nigériennes, la réouverture de la frontière reste subordonnée à deux préalables sécuritaires considérés comme non négociables.

Le premier concerne la signature d’un accord de défense et de sécurité entre le Bénin et le Niger. Selon Niamey, cet accord devra consacrer le principe de non-agression et garantir qu’aucun des deux États ne puisse servir de base à des actions hostiles ou de déstabilisation dirigées contre l’autre.

Le second préalable porte sur la mise en place effective d’une cellule bilatérale de fusion de renseignements. Pour les autorités nigériennes, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière nécessite une coopération renforcée ainsi qu’un partage permanent et en temps réel des informations sécuritaires.

Le Niger affiche par ailleurs une position de fermeté sur ces deux exigences. « Notre mandat est ferme et notre exigence est totale. Ces points ne sont pas négociables, car ils touchent à la survie de nos États et à la sécurité de nos populations », a déclaré la délégation nigérienne au cours des échanges.

Cette position illustre l’importance accordée par Niamey aux questions de souveraineté et de sécurité nationale. Elle montre également que la réouverture de la frontière, très attendue par les populations et les acteurs économiques des deux pays, dépendra de la capacité des gouvernements béninois et nigérien à trouver un terrain d’entente sur ces questions sensibles.

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La Rédaction

By Jupiter

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