Dans son rapport annuel 2025, Amnesty International dresse un tableau préoccupant de la situation des droits humains au Bénin. Il s’agit des constats alarmants marqués par des restrictions des libertés fondamentales, une dégradation du contexte sécuritaire au nord et des défis persistants en matière de détention et de droits sociaux.

Le Bénin fait face à une série de défis majeurs, selon le dernier rapport d’Amnesty International. Liberté d’expression sous pression, menace sécuritaire croissante, conditions de détention dénoncées.

L’organisation pointe d’abord un recul des libertés fondamentales. Les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique ont une nouvelle fois été restreints. Certaines dispositions du Code du numérique, notamment celles relatives à la diffusion de « fausses informations », continuent d’être utilisées contre des journalistes, des opposants et des voix critiques. Plusieurs arrestations et suspensions de médias ont ainsi marqué l’année, contribuant à un climat jugé préoccupant pour la presse.

Sur le plan sécuritaire, le nord du pays reste sous tension. Des attaques meurtrières attribuées à des groupes armés, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, ont coûté la vie à au moins 82 soldats entre janvier et octobre. Cette situation a entraîné une forte hausse du nombre de personnes déplacées internes, estimé à plus de 27 000, vivant pour la plupart dans des conditions précaires, avec un accès limité aux services essentiels.

Le rapport met également en lumière des préoccupations liées à la justice et aux conditions carcérales. L’Organisation des Nations unies a exprimé ses inquiétudes face au recours fréquent à la détention provisoire dans le cadre de lois antiterroristes, ainsi qu’à la surpopulation carcérale et aux conditions sanitaires insuffisantes dans les prisons.

Par ailleurs, la situation des personnes migrantes et réfugiées reste fragile. Malgré certains progrès, des insuffisances persistent dans l’accès aux services de base, comme l’a reconnu le gouvernement lui-même devant les instances internationales. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime à plus de 30 000 le nombre de réfugiés et demandeurs d’asile au Bénin.

Amnesty International évoque la question des expulsions forcées. Des milliers de familles, notamment dans des zones côtières comme Fiyégnon à Cotonou, attendent toujours une indemnisation après leur éviction, parfois depuis plusieurs années. Pour Amnesty International, l’enjeu est désormais clair. Il faut garantir un équilibre entre sécurité, gouvernance et respect des droits fondamentaux dans un contexte de plus en plus complexe.

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La Rédaction

By Jupiter

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