À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai 2026, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), Édouard Loko, a livré un message sans détour aux professionnels des médias béninois. En ligne de mire, les implications de la trêve politique sur le traitement de l’information.

Instaurée à l’occasion de la récente révision de la constitution et entrée en vigueur le 23 avril 2026 après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, cette trêve marque un tournant dans le paysage médiatique. Pour l’autorité de régulation, il ne s’agit pas d’une simple pause politique, mais d’un véritable test de responsabilité pour les médias.

« La HAAC ne laissera pas les médias se substituer aux acteurs politiques », a averti Édouard Loko. Derrière cette déclaration, une volonté claire de mettre fin à certaines pratiques jugées excessives, où l’actualité politique devient un terrain de surenchère, voire de polémique entretenue.

Longtemps considérée comme un moteur d’audience voire un « fonds de commerce », la politique est aujourd’hui appelée à être traitée avec plus de retenue. Une mutation qui, reconnaît la HAAC, pose un défi économique et éditorial aux organes de presse.

Mais l’institution se veut nuancée. Il ne s’agit pas de museler la liberté d’expression ni d’interdire la critique. L’objectif affiché est plutôt de freiner les dérives sensationnalistes et d’encourager un journalisme plus rigoureux, recentré sur l’essentiel.

Cette mise en garde intervient dans un contexte où l’équilibre entre liberté de la presse et responsabilité éditoriale est plus que jamais scruté. Entre exigence professionnelle et contraintes politiques, les médias béninois sont désormais appelés à se réinventer.

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La Rédaction

By Jupiter

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