Longs, volumineux et devenus incontournables dans les tendances beauté, les faux cils séduisent de plus en plus de jeunes filles au Bénin. Derrière cet accessoire esthétique très prisé se cachent pourtant des risques souvent ignorés, susceptibles d’affecter sérieusement la santé des yeux.

C’est autour de cette problématique qu’Inès Vicky BIO et Djeska Abran FALOUBIA ont consacré leur travail de fin de formation à l’École Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC). Leur mémoire, intitulé « Port de faux cils par les jeunes filles au Bénin : risques pour la santé oculaire », a retenu l’attention du jury par la pertinence, la qualité de son traitement et sa portée sociale, lui valant la mention Très Bien avec la note de 17 sur 20.

À travers une enquête de terrain, les deux impétrantes ont cherché à comprendre les motivations qui poussent de nombreuses jeunes filles à adopter les faux cils de manière régulière. Si certaines y voient un moyen d’embellir leur regard ou de renforcer leur confiance en elles, les futures journalistes ont également mis en lumière les conséquences sanitaires liées à cette pratique.

Pour approfondir leur analyse, elles ont recueilli les témoignages de plusieurs utilisatrices ainsi que les avis de spécialistes, notamment des ophtalmologues et un psycho-sociologue. Leurs recherches révèlent que les colles utilisées pour la fixation des faux cils peuvent provoquer des irritations, des réactions allergiques, des infections et, dans certains cas, des atteintes à la cornée.

Au-delà de la question médicale, leur travail met également en évidence l’influence croissante des standards de beauté modernes sur le comportement des jeunes filles. Les impétrantes invitent ainsi à une réflexion sur l’acceptation de soi et la valorisation de la beauté naturelle, souvent éclipsée par les tendances véhiculées sur les réseaux sociaux et dans l’industrie cosmétique.

Faut-il le souligner, ce travail de recherche s’est matérialisé par la réalisation d’un magazine radiophonique de 13 minutes. Cette production a bénéficié de l’accompagnement professionnel de Radio Afrique Santé, structure au sein de laquelle les deux étudiantes ont effectué leur stage académique. Le mémoire a été réalisé sous la supervision du Professeur Ferdinand Kpohoué, Directeur de l’ENSTIC.

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La Rédaction

By Jupiter

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