La question de l’efficacité des campagnes de communication en santé publique auprès des populations issues de la diversité continue d’alimenter les débats académiques et institutionnels. À l’Université Rennes 2, un travail de recherche récemment récompensé par la mention Très Bien apporte un éclairage inédit sur cette problématique.
Présenté par G. Louis Assogba dans le cadre de son Master en Communication publique et politique, parcours Communication, animation et innovation des territoires, le mémoire s’intitule : « Stratégie de communication de l’Établissement Français du Sang (EFS) pour le don de sang auprès des populations afro-caribéennes en Bretagne ».
Réalisée sous la direction de Marcela Patrascu et de Marie Benejean, cette recherche s’est intéressée aux mécanismes de sensibilisation au don de sang auprès des populations afro-caribéennes, dont la contribution est essentielle pour répondre à certains besoins transfusionnels spécifiques.

L’étude met en évidence une réalité souvent peu abordée dans les politiques publiques françaises. Le modèle universaliste de communication conçu pour s’adresser à l’ensemble de la population sans distinction, peut constituer un frein à l’efficacité des messages lorsqu’il ne prend pas suffisamment en compte les réalités socioculturelles de certains groupes.
Selon les conclusions du mémoire, les campagnes généralistes peinent parfois à créer une véritable adhésion auprès des populations afro-caribéennes. L’absence de références culturelles adaptées, le manque de représentativité dans les messages diffusés et une communication peu ciblée figurent parmi les facteurs susceptibles de limiter l’engagement de ces communautés.
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La Rédaction
