Le président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, a réaffirmé que la réouverture de la frontière avec le Bénin reste conditionnée à des garanties de stabilité. Tout en affichant sa volonté de parvenir à une solution durable, il a rendu un hommage appuyé aux initiatives du président béninois Romuald Wadagni, qu’il juge « historiques ».
Le dossier de la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger connaît une nouvelle évolution. À la veille du troisième anniversaire de son accession au pouvoir, le président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, a assuré que l’ouverture des postes frontaliers n’interviendra que lorsque toutes les conditions nécessaires seront réunies.
S’exprimant lors d’un entretien accordé à la télévision nationale, le chef de l’État a indiqué que les deux pays partagent la volonté de rétablir la libre circulation des personnes et des biens. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’aboutir à une solution durable, qui mette définitivement fin aux risques de fermetures unilatérales.
Pour illustrer sa position, le Général Tiani a reconnu que les relations entre les deux pays portent encore les stigmates des tensions passées. « Beaucoup d’eau a coulé sous le pont, il y a des traces, il y a des plaies qu’il va falloir panser et correctement soigner avant de prendre la décision irréversible qui est l’ouverture de la frontière », a-t-il déclaré. Une affirmation qui traduit, selon lui, la nécessité de restaurer pleinement la confiance entre Cotonou et Niamey avant toute reprise des échanges frontaliers.
Le dirigeant nigérien a ainsi souligné qu’il ne s’agit pas simplement de rouvrir la frontière, mais de bâtir un cadre de coopération solide garantissant la stabilité des relations entre les deux États. Une réouverture précipitée, sans garanties suffisantes, pourrait, selon lui, compromettre les efforts de normalisation engagés ces derniers mois.
Au cours de son intervention, le Général Tiani a également salué les initiatives entreprises par son homologue béninois, Romuald Wadagni. Il a qualifié les démarches du président béninois d’« historiques », estimant qu’elles constituent une étape importante dans le rapprochement entre les deux pays après plusieurs mois de tensions diplomatiques.
Ces déclarations interviennent alors que les populations des deux côtés de la frontière attendent avec impatience une reprise complète des échanges commerciaux et des déplacements, essentiels à la vie économique et sociale des régions frontalières. Si aucun calendrier précis n’a été annoncé, cette prise de parole confirme que les discussions entre le Bénin et le Niger se poursuivent. La réouverture de la frontière reste donc envisagée, mais elle dépendra, selon le Général Tiani, d’un rétablissement durable de la confiance et de garanties suffisantes pour éviter toute nouvelle rupture des relations entre les deux pays.
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Fiacre Awadji
