Une vive tension s’est installée à Nairobi, où des centaines de ressortissants burundais se sont massés lundi devant leur représentation diplomatique pour obtenir des documents de voyage. Cette mobilisation intervient après une décision du président William Ruto ordonnant la fermeture des petits commerces détenus par des étrangers.

Le Kenya, longtemps considéré comme un pôle d’attraction pour les migrants de la région, a fixé un ultimatum aux commerçants étrangers pour cesser leurs activités. Cette mesure a particulièrement touché les Burundais, nombreux à vivre de la vente ambulante dans la capitale.

Accusations et inquiétudes

Résultat, une affluence inhabituelle à l’ambassade du Burundi, où files d’attente, bagages et documents administratifs témoignent d’un départ précipité pour beaucoup. Certains évoquent un climat de peur, alimenté par des agressions présumées et des tensions avec des habitants.

Des témoignages relayés par Africanews font état de violences et de sentiments xénophobes, bien que certaines allégations n’aient pas pu être vérifiées de manière indépendante. Le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a dénoncé ces incidents, appelant Nairobi à garantir la sécurité des ressortissants étrangers.

Nairobi tente de rassurer

Face à la controverse, les autorités kényanes ont cherché à calmer la situation. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Korir Sing’Oei, s’est rendu sur place pour présenter des excuses et promettre une protection accrue. Il a évoqué une mauvaise interprétation des propos présidentiels.

Le gouvernement a également annoncé l’ouverture d’un dispositif d’enregistrement pour régulariser la situation des étrangers. Cette crise met en lumière les tensions persistantes autour de la présence des migrants dans divers pays, dont le Kenya et entre autres, l’Afrique du Sud.

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Bour-Han O. Amoussa

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