Le gouvernement béninois a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures routières avec le lancement officiel des travaux de reconstruction de l’axe Setto-Dassa-Zoumè, mercredi 9 septembre 2026 à Dassa-Zoumè. La cérémonie, présidée par le ministre du cadre de vie et des transports, chargé du développement durable, Georges Ale, a réuni autorités locales, représentants gouvernementaux et partenaires américains.

Long de 39,45 km, ce tronçon de la RNIE 2 sera entièrement réhabilité et élargi en 2×2 voies. Le projet prévoit également la construction d’un second pont de 60 mètres sur le fleuve Zou ainsi que l’installation d’un poste moderne de péage et de pesage. Financé à hauteur de 291 millions de dollars, dont une part importante apportée par le Millennium Challenge Corporation, ce chantier s’inscrit dans le cadre du Compact régional du MCA.

L’objectif est d’améliorer la fluidité du trafic et de renforcer la sécurité sur cet axe stratégique reliant le sud du Bénin aux zones sahéliennes.

Une attente longtemps exprimée

Pour les populations locales, ce lancement marque l’aboutissement de plusieurs années d’attente. « Pendant de longues années, nos populations ont rêvé de voir cette route reconstruite et modernisée. Elles l’ont espérée, attendue et parfois revendiquée avec patience et détermination. Aujourd’hui, ce rêve devient réalité », a souligné le maire de Dassa-Zoumè, Armand Okry Lawin, dans des propos relayés par le portail du gouvernement, www.gouv.bj.

Le préfet du département des Collines, Saliou Odoubou, quant à lui, a salué un « investissement structurant », exprimant la reconnaissance des populations envers le gouvernement et ses partenaires.

Rigueur et patience exigées

Dans son intervention, Georges Ale a insisté sur l’importance stratégique du projet. « C’est une promesse tenue aux populations de Djidja et de Dassa-Zoumè et à toutes celles qui, depuis trop longtemps, empruntent cet axe dans des conditions difficiles », a déclaré le ministre du cadre de vie et des transports, chargé du développement durable. Avant d’ajouter qu’« aucun pays ne peut prétendre au développement économique […] si ses territoires demeurent enclavés ».

Appelant à la mobilisation générale, Georges Alé a exigé « rigueur, célérité et qualité » de la part des entreprises, tout en invitant les populations à faire preuve de compréhension pour les éventuels dommages liés aux travaux de construction. « Ces désagréments sont passagers. Regardons plutôt les bénéfices qui seront durables et profiteront à nos enfants et aux générations à venir », a plaidé le ministre.

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Bour-Han O. Amoussa

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