Les tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Afrique du Sud franchissent un nouveau cap. Washington a annoncé l’instauration de restrictions de visas visant certains ressortissants sud-africains accusés de politiques jugées discriminatoires, une décision qui ravive les frictions entre les deux pays.
À l’initiative du secrétaire d’État américain Marco Rubio, cette nouvelle politique vise des individus soupçonnés de participer à des actions ou à des décisions considérées comme discriminatoires à l’égard des Afrikaners blancs. Selon les informations relayées par Africanews, l’administration américaine accuse depuis plusieurs mois les autorités sud-africaines de pratiques assimilées à des persécutions contre cette communauté issue des colons européens.
Dans le détail, le Département d’État précise que ces restrictions pourraient s’appliquer aux personnes impliquées dans des politiques d’expropriation de terres sans compensation, des actes de discrimination raciale ou encore des incitations à la violence contre des minorités ethniques.
Un climat diplomatique sous tension
Malgré l’annonce, plusieurs zones d’ombre subsistent. Aucun nom n’a été communiqué à ce stade, et les autorités américaines n’ont pas détaillé les lois sud-africaines susceptibles de déclencher automatiquement ces sanctions. De même, aucune précision n’a été apportée concernant le sort des détenteurs actuels de visas américains, indique le média.
Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu entre Washington et Pretoria. Les accusations répétées de l’administration américaine à l’encontre du gouvernement sud-africain ont contribué à détériorer les relations bilatérales ces derniers mois.
Rejoignez nous sur Whatsapp
https://whatsapp.com/channel/0029Vary7ry96H4T5J95FD3z
Bour-Han O. Amoussa
