À l’approche du quatrième anniversaire de son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a dressé le bilan de son action lors d’un échange avec la presse. Sécurité, vie chère et diplomatie ont dominé ses déclarations.
Sur la question sécuritaire, le chef de la transition burkinabè s’est voulu rassurant. Interrogé sur les attaques terroristes, il a salué les avancées enregistrées sur le terrain, évoquant notamment la reprise de certaines zones. Une évolution qu’il présente comme le résultat des efforts déployés depuis son accession au pouvoir.
Une offensive contre la spéculation
Face à la hausse des prix des produits de première nécessité, Ibrahim Traoré adopte un ton ferme. Il met en cause certains opérateurs économiques, accusés d’alimenter la crise. « Il y a des réactionnaires qui ont un agenda avec les impérialistes… ils s’entendent et le font pour juste amener la population à rejeter la révolution », a-t-il déclaré au micro de la RTB, repris par RFI.
Le gouvernement, assure-t-il, ne tolérera pas ces dérives et entend protéger les consommateurs.
Une ligne diplomatique sans concession
Sur le plan international, Ibrahim Traoré assume ses choix. La rupture avec la France reste actée et pourrait être suivie d’autres décisions. Évoquant les relations avec l’Union européenne, il prévient : « Non, ce n’est pas au beau fixe… s’ils persistent dans ça, nous, on n’a pas de problème. Un beau matin aussi, on rentre et puis c’est fini. »
Parallèlement, il appelle à une cohabitation équilibrée entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Cédéao.
Une transition encore à définir
Concernant l’avenir politique, Ibrahim Traoré renvoie à une future réforme institutionnelle. Il indique qu’une nouvelle Constitution devra encadrer l’organisation d’élections présidentielles ainsi que la durée des mandats.
Un chantier qui laisse entrevoir une transition toujours en cours, dans un contexte marqué par de nombreux défis.
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Bour-Han O. Amoussa
