Sur les réseaux sociaux, une information peut devenir virale en quelques minutes, avant même que sa véracité ne soit vérifiée. Face à la multiplication des contenus trompeurs, le réflexe ne doit donc plus être de partager rapidement, mais de vérifier avant de diffuser.

Lors du 18e webinaire du projet « Ma Voix Compte : Protéger et amplifier la voix des jeunes sur Internet », organisé par l’ONG Amicale Pour le Développement Durable (APDD), l’expert Jean-Luc ALLABI a présenté plusieurs réflexes permettant d’identifier les contenus potentiellement trompeurs.

1. Se méfier des titres trop sensationnels

Un titre qui cherche à provoquer immédiatement la peur, la colère ou la surprise doit inciter à la prudence. Les formulations alarmistes ou excessivement provocatrices peuvent être utilisées pour pousser les internautes à cliquer ou à partager sans prendre le temps de vérifier.

2. Vérifier la source

Qui est à l’origine de l’information ? Le contenu comporte-t-il un auteur, un média identifiable ou un lien vers une source fiable ?

Une information provenant d’une source floue ou impossible à identifier mérite d’être vérifiée avant toute diffusion.

3. Chercher un recoupement

Une information importante ne devrait pas être considérée comme vraie uniquement parce qu’elle circule sur WhatsApp, Facebook ou une autre plateforme.

Il est utile de rechercher si d’autres médias reconnus, institutions ou organismes crédibles rapportent également les mêmes faits. L’absence totale de recoupement doit appeler à la vigilance.

4. Examiner les images et les vidéos

Une photo ou une vidéo ne constitue pas automatiquement une preuve.

Un ancien contenu peut être présenté comme un événement récent, tandis qu’une image peut être sortie de son contexte, modifiée ou générée à l’aide de l’intelligence artificielle. Vérifier l’origine et la date d’un support visuel permet donc d’éviter de nombreuses erreurs.

5. Résister aux appels urgents au partage

« Partagez rapidement », « faites circuler avant la suppression » ou encore « envoyez à tous vos contacts » : ces formulations doivent éveiller la vigilance.

L’urgence artificiellement créée autour d’un message peut avoir pour objectif de réduire le temps consacré à sa vérification. Prendre quelques instants pour contrôler une information peut éviter de contribuer à sa propagation.

6. Vérifier la date et le contexte

Une information ancienne peut facilement être présentée comme une actualité. Lorsqu’une publication ne précise pas sa date ou utilise un ancien événement pour commenter une situation actuelle, il faut rechercher son contexte d’origine.

Des outils pour aller plus loin

Au cours du webinaire, Jean-Luc ALLABI a également présenté InfoCheckBot ainsi que Vera, un agent dédié à la vérification des informations. Ces outils peuvent notamment aider les utilisateurs à examiner des contenus douteux avant de les partager.

Mais l’utilisation d’un outil de vérification ne dispense pas de l’esprit critique. Le premier réflexe reste celui de l’utilisateur : s’arrêter, questionner l’information et rechercher des sources fiables.

Dans un environnement numérique où une fausse information peut rapidement atteindre un grand nombre de personnes, vérifier avant de partager devient ainsi un véritable réflexe citoyen.

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La Rédaction

By Jupiter

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