Le Burkina Faso affiche une nette amélioration de ses finances publiques. En 2025, le pays a réduit son déficit budgétaire de 61 %, le ramenant à 333 milliards de FCFA (environ 582 millions de dollars), contre 856,3 milliards de FCFA en 2024. Une performance que le gouvernement attribue à une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques et au renforcement de sa crédibilité financière.

Selon les informations rapportées par Lefaso.net, cette annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres tenu le jeudi 9 juillet 2026 sous la présidence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de l’adoption du projet de loi de règlement de l’exercice budgétaire 2025.

Des recettes supérieures aux prévisions

D’après les précisions des autorités burkinabè relayées par Agence Ecofin, les recettes définitives du budget ont atteint 3 461 milliards de FCFA, dépassant les 3 299 milliards de FCFA initialement attendus. Les recettes ordinaires représentent 94,31 % de ce montant, contre 5,69 % pour les recettes extraordinaires. Dans le même temps, le taux d’exécution des dépenses publiques s’est établi à 99,50 %, contre 98,55 % un an plus tôt, traduisant une meilleure maîtrise de l’exécution budgétaire.

Pour la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, cette amélioration repose sur « l’excellence de la signature financière du pays sur le marché régional » ainsi que sur une politique de rationalisation des dépenses publiques.

Une croissance économique en hausse

Ces résultats budgétaires s’inscrivent dans un contexte économique plus favorable. Selon la Banque mondiale, la croissance du Burkina Faso a atteint 5,3 % en 2025, contre 4,8 % en 2024. Cette progression est notamment portée par les performances de l’administration publique, la reprise du commerce de détail et des activités de réparation, mais aussi par la bonne tenue de la production aurifère et du secteur agricole.

Des réformes reconnues par le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) souligne également les avancées réalisées par les autorités burkinabè en matière de gouvernance économique. Les réformes engagées ont notamment permis au pays de sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et d’atteindre plusieurs objectifs structurels liés à la transparence budgétaire et à la bonne gouvernance.

La Banque mondiale estime par ailleurs que le Burkina Faso poursuit sa politique d’assainissement budgétaire. Si cette trajectoire est maintenue, le déficit public devrait rester sous le seuil de 3 % du PIB fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à l’horizon 2028. Cette amélioration des indicateurs macroéconomiques constitue un signal positif pour les investisseurs et témoigne des efforts engagés par les autorités burkinabè pour restaurer les équilibres budgétaires malgré un contexte sécuritaire et économique toujours exigeant.

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La Rédaction

By Jupiter

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