Le domaine de la Communication au sein du Comité consultatif interafricain (CCI) 2026 du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) enregistre cette année 51 enseignants-chercheurs et chercheurs inscrits. Au-delà de ce chiffre, la répartition des candidatures met en évidence une domination écrasante de la Côte d’Ivoire et une faible représentation de plusieurs autres pays, dont le Bénin.
La Côte d’Ivoire concentre près de 60 % des candidatures. Avec 30 dossiers sur 51, la Côte d’Ivoire s’impose comme le principal vivier de candidats en Communication dans cette édition 2026. Le pays représente à lui seul près de 59 % des inscriptions.
L’Université Alassane Ouattara arrive largement en tête avec 15 candidats, soit davantage que l’ensemble des candidatures réunies du Bénin, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad. Elle est suivie par l’Université Peleforo Gon Coulibaly, qui totalise 9 inscrits, puis par l’Université Félix Houphouët-Boigny, avec 3 candidats. Les trois autres candidatures ivoiriennes proviennent d’autres établissements.
Le Burkina Faso confirme sa place de deuxième pôle
Derrière la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso se positionne comme la deuxième force de cette édition avec 11 candidats. Les inscriptions sont réparties entre plusieurs institutions, notamment le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), l’École normale supérieure, l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest, l’Université Joseph Ki-Zerbo et l’Université Nazi Boni. Cette performance traduit le dynamisme de la recherche burkinabè dans le domaine des sciences de l’information et de la communication.
Le Bénin représenté par un seul candidat
Le Bénin ne compte qu’un seul enseignant-chercheur sur la liste des inscrits. Il s’agit de Roméo Sossou, de l’Agence béninoise pour la recherche et l’innovation (ABRI), dont les travaux portent sur la socio-anthropologie et la communication rurale. Cette présence symbolique contraste avec le potentiel des universités et centres de recherche du pays et soulève des interrogations sur la participation des chercheurs béninois aux procédures de promotion du CAMES dans cette discipline.
Sénégal, Tchad, Mali et Niger : des effectifs modestes
Le Sénégal et le Tchad enregistrent chacun trois candidats, respectivement issus de l’Université Gaston Berger et de l’Université de N’Djamena. Le Mali ferme la marche avec deux inscrits, tandis que le Niger, représenté par l’Université André Salifou de Zinder, ne présente qu’un seul dossier.
Les femmes restent minoritaires
La liste met également en évidence une faible représentation des femmes. Sur les 51 inscrits, une dizaine seulement sont des femmes, soit environ 20 % de l’effectif total.
La majorité de ces candidatures féminines provient de la Côte d’Ivoire, en particulier de l’Université Alassane Ouattara. Ce constat relance le débat sur la place des femmes dans les carrières universitaires et la recherche en sciences de l’information et de la communication au sein de l’espace CAMES.
Au-delà des chiffres, cette édition 2026 du CCI met en lumière les écarts de dynamique entre les pays en matière de recherche en Communication. Si certains États consolident leur leadership, d’autres, à l’image du Bénin, apparaissent encore peu représentés dans cette discipline stratégique.
Ci-dessous les noms des inscrits recensés par Jupiterinfo
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La Rédaction
