Le Bénin figure dans le groupe restreint des pays africains respectant les standards minimaux en matière de transparence budgétaire définis par les États-Unis. C’est ce que révèle le Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août par le Département d’État américain, selon des informations rapportées par Agence Ecofin.
Seize pays africains validés, neuf en progression
Au total, 16 États africains satisfont aux critères exigés par Washington. Outre le Bénin, on retrouve notamment le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, Maurice, le Maroc, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tunisie ou encore l’Ouganda. Ces pays répondent aux exigences liées à la publication et à la fiabilité des données budgétaires.
Parallèlement, neuf autres nations, dont le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, l’Éthiopie, le Liberia, la Libye, le Niger, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal, affichent des progrès jugés significatifs. En revanche, 27 pays du continent présentent des avancées limitées ou stagnent, à l’image du Mali, de l’Algérie, de l’Egypte, de la RD Congo, du Mozambique, de la Zambie ou du Zimbabwe.
Un outil d’évaluation des bénéficiaires de l’aide américaine
Le rapport examine les pratiques budgétaires de 139 pays éligibles à l’aide extérieure des États-Unis sur la période 2025. Il s’appuie sur des données collectées auprès des représentations diplomatiques américaines, d’organisations internationales et de la société civile, indique Agence Ecofin.
L’objectif est de s’assurer que les fonds publics américains alloués à l’aide au développement, à l’humanitaire ou à la coopération sécuritaire sont utilisés de manière transparente et efficace.
Des critères centrés sur l’accès à l’information
Pour être jugés conformes, les États doivent garantir l’accès du public aux documents budgétaires, ainsi qu’aux informations relatives à la dette, aux marchés publics et aux contrats liés aux ressources naturelles. Ces données doivent être complètes, fiables et détaillées, notamment en ce qui concerne la répartition des dépenses et des recettes.
Le rapport distingue ainsi deux catégories principales, à savoir, les pays respectant les exigences minimales et ceux qui ne s’y conforment pas, ces derniers étant subdivisés selon leur niveau de progression.
Transparence et corruption, des notions distinctes
D’après Agence Ecofin, le Département d’État précise que cette évaluation ne constitue pas un classement global de la transparence budgétaire et ne doit pas être assimilée à un indicateur direct de corruption. Toutefois, un manque de transparence peut favoriser les pratiques opaques dans la gestion des finances publiques.
Par ailleurs, ces résultats peuvent évoluer d’une année à l’autre en fonction des réformes engagées et des performances des États en matière de gouvernance budgétaire.
Rejoignez nous sur Whatsapp
https://whatsapp.com/channel/0029Vary7ry96H4T5J95FD3z
Bour-Han O. Amoussa
