Les violences sexuelles liées aux conflits ont atteint un niveau alarmant dans le monde. Selon un rapport publié par les Nations unies, près de 10.000 cas ont été recensés en 2025, soit plus du double du nombre enregistré l’année précédente. Une hausse inquiétante qui témoigne de l’utilisation persistante du viol, de l’esclavage sexuel et des enlèvements comme véritables armes de guerre.

Présentant le rapport annuel de l’ONU, la Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles dans les conflits, Pramila Patten, a dénoncé une situation qui ne cesse de se détériorer. Derrière les statistiques se cachent des milliers de victimes, majoritairement des femmes et des filles, confrontées à des actes d’une extrême brutalité dans des zones déchirées par les conflits.

Le document recense précisément 9.788 cas de violences sexuelles commises dans 21 pays affectés par des guerres ou des crises armées. Toutefois, les Nations unies estiment que ce chiffre reste largement en deçà de la réalité. De nombreux cas ne sont jamais signalés en raison de la peur, de l’insécurité, de la stigmatisation ou de l’absence de structures de prise en charge.

Les auteurs de ces crimes sont aussi bien des groupes armés non étatiques que des forces gouvernementales. Le rapport fait état de viols individuels et collectifs, d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de traite d’êtres humains et d’enlèvements. Les victimes sont âgées de 1 à 70 ans, preuve que personne n’est épargné par cette violence.

L’ONU souligne également que les hommes, les garçons et les personnes LGBTQI+ sont de plus en plus exposés à ces abus, notamment dans les centres de détention où les violences sexuelles sont parfois utilisées comme moyen de torture ou de répression. Parmi les nouvelles entités pointées du doigt figurent plusieurs groupes armés opérant en République démocratique du Congo. Les forces armées et de sécurité russes ainsi que les forces armées et de sécurité israéliennes ont également été ajoutées à la liste des parties impliquées dans des pratiques répétées de violences sexuelles documentées par les Nations unies.

Face à cette situation, l’organisation internationale appelle les États et le Conseil de sécurité à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de poursuite judiciaire. Elle plaide notamment pour un meilleur accès humanitaire, davantage de financement pour les survivants et un renforcement des sanctions contre les responsables.

Pour Pramila Patten, ces violences ne constituent ni des incidents isolés ni des phénomènes limités à quelques zones de conflit. Elles représentent une crise mondiale aux conséquences dévastatrices pour les victimes, leurs familles et des communautés entières. L’ONU appelle ainsi la communauté internationale à placer les droits, la dignité et les besoins des survivants au cœur de toutes les réponses apportées à ce fléau.

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La Rédaction

By Jupiter

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