Le signal est clair, et il inquiète. Dans son dernier rapport Commodity Markets Outlook, la Banque mondiale annonce une hausse de plus de 30 % des prix des engrais en 2026. En cause, les tensions persistantes au Moyen-Orient qui perturbent fortement le trafic dans le stratégique détroit d’Ormuz.

Selon les informations rapportées par Agence Ecofin, l’urée a bondi de plus de 50 % en un mois, atteignant des niveaux inédits depuis quatre ans. Les autres engrais, comme le DAP et la potasse, suivent la tendance, mais de manière plus modérée.

Derrière cette flambée, un risque majeur se dessine. Il s’agit de la sécurité alimentaire mondiale qui pourrait prendre un coup. Des engrais plus chers signifient des coûts de production agricoles en hausse, donc des rendements potentiellement en baisse et des prix alimentaires sous tension.

L’urée, engrais le plus utilisé au monde, sera le principal moteur de cette hausse. Son prix pourrait frôler, voire dépasser, les sommets de 2022 si les tensions persistent ou s’aggravent. Entre contraintes logistiques, hausse du gaz naturel, composant clé de sa fabrication et possibles restrictions à l’exportation, le marché reste extrêmement vulnérable.

À court terme, aucun répit en vue. À plus long terme, l’entrée en production de nouvelles capacités, notamment en Amérique du Nord, pourrait toutefois ramener un peu d’équilibre.

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La Rédaction

By Jupiter

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