Le nouveau ministre béninois du Cadre de vie et des Transports chargé du développement durable n’est pas un inconnu du monde des grands chantiers. Derrière le nom de Georges Alé se cache un ingénieur de haut niveau, passé par les géants mondiaux du BTP avant de rejoindre les sphères dirigeantes du Bénin.

Selon un portrait publié par Forbes Afrique, Georges Alé a bâti une carrière impressionnante entre l’Afrique, l’Europe et les grandes multinationales de la construction. Formé à l’École polytechnique fédérale de Lausanne avec une spécialisation en infrastructures et environnement, il est également titulaire d’un doctorat en génie civil de l’Université d’Abomey-Calavi et d’un MBA du prestigieux INSEAD. Son parcours académique est renforcé par des formations à Wharton Business School aux États-Unis et à London Business School.

Repéré très tôt lors d’une rencontre étudiants-entreprises, il intègre Sogea-Satom, filiale africaine de Vinci. Sa carrière débute sur des projets routiers et aéroportuaires au Tchad avant de le conduire au Rwanda et en Ouganda où il travaille sur des infrastructures hydrauliques et des projets d’adduction d’eau potable. Son ascension est rapide. Au Maroc, il devient directeur de projet de DUMEZ Maroc, filiale de Vinci faisant de lui le premier ressortissant d’Afrique subsaharienne nommé à un poste de direction du groupe dans ce pays. Il y pilote plusieurs projets majeurs, notamment dans le cadre de l’aménagement de la vallée du Bouregreg entre Rabat et Salé, incluant la marina et le port de pêche.

Toujours selon Forbes Afrique, Georges Alé occupera ensuite le poste stratégique de directeur des projets Afrique et Moyen-Orient de Vinci Concessions depuis Paris. Une fonction qui lui permet d’intervenir sur des projets au Cameroun, au Kenya, en Côte d’Ivoire ou encore au Bénin tout en développant une solide expertise en financement structuré et en négociations avec les gouvernements africains.

Le retour au pays intervient en 2018 lorsqu’il rejoint Bouygues à travers sa filiale Colas Afrique, comme administrateur-directeur général. Basé à Cotonou, il supervise plusieurs ouvrages emblématiques du Bénin moderne, parmi lesquels la Place de l’Amazone, le boulevard de la Marina et des infrastructures liées à l’aéroport de Cotonou.

Mais l’ingénieur décide ensuite de quitter le confort des multinationales pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Il fonde alors SDP, une structure spécialisée dans l’assistance, l’audit et le conseil en gestion de projets d’infrastructures. Avec son entreprise il avait pour objectif d’aider à réduire les nombreux échecs observés dans les projets BTP en Afrique lesquels sont souvent liés aux retards, aux dépassements de coûts ou aux insuffisances dans le suivi des travaux.

Avec sa nomination au gouvernement, Georges Alé apporte désormais à l’État béninois une expertise forgée au sein des plus grands groupes internationaux et sur certains des projets les plus complexes du continent. Un profil technocratique et stratégique qui pourrait jouer un rôle clé dans les ambitions du Bénin en matière d’infrastructures et de développement durable.

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La Rédaction

By Jupiter

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