À l’occasion des 20 ans d’activités de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), l’Université d’Abomey-Calavi, à travers la Chaire UNESCO des droits de la personne humaine et de la démocratie, organise les 12 et 13 novembre 2026 un colloque international consacré au bilan, aux défis et aux perspectives de la justice africaine des droits humains. Les chercheurs et professionnels intéressés ont jusqu’au 31 août pour soumettre leurs propositions de communication.
Vingt ans après le début de ses activités, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples est appelée à faire l’objet d’un examen scientifique approfondi à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). La Chaire UNESCO des droits de la personne humaine et de la démocratie, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, lance un appel à communications pour un colloque international prévu les 12 et 13 novembre 2026, en format hybride.
Vingt ans de justice africaine sous la loupe des chercheurs
Créée par le Protocole de Ouagadougou de 1998 et devenue opérationnelle en 2006, la Cour africaine constitue l’un des principaux mécanismes judiciaires régionaux de protection des droits humains en Afrique. Deux décennies après l’inauguration de ses activités, le colloque entend dresser un bilan critique de son action et de sa jurisprudence, tout en examinant les obstacles qui continuent de limiter l’effectivité de la justice africaine des droits humains.
Pour les organisateurs, cette rencontre scientifique doit permettre d’évaluer la contribution de la Cour à la construction d’un véritable système africain de justice des droits humains, notamment à travers ses décisions, son accessibilité et ses rapports avec les juridictions nationales.
Jurisprudence, accès à la justice et exécution des décisions au cœur des débats
Plusieurs thématiques sont proposées aux contributeurs. Le bilan jurisprudentiel constitue l’un des principaux axes, avec notamment l’analyse d’arrêts emblématiques portant sur la liberté d’expression, le droit à la propriété ou encore les droits des minorités.
La question de l’accès à la Cour sera également au centre des réflexions. Les participants sont invités à examiner les conséquences du retrait de la déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole, ainsi que les conditions d’accès des personnes physiques à la juridiction continentale. L’autre enjeu majeur est l’exécution des décisions de la Cour africaine par les États parties. Les communications pourront ainsi analyser les difficultés politiques, juridiques et techniques qui entravent la mise en œuvre effective des arrêts rendus.
Quelle place pour la Cour africaine dans l’architecture judiciaire du continent ?
Le colloque ouvrira également le débat sur les relations entre la Cour africaine et les autres mécanismes de protection des droits humains. La complémentarité avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que les relations avec les juridictions sous-régionales, pourront notamment faire l’objet d’analyses. L’objectif est de mieux comprendre les articulations, les chevauchements éventuels et les complémentarités entre les différents niveaux de justice des droits humains en Afrique.
Les organisateurs souhaitent également réfléchir à l’avenir de la justice africaine des droits de l’homme, en identifiant les réformes susceptibles de renforcer l’efficacité et l’autorité de la Cour au cours des vingt prochaines années.
Universitaires et professionnels du droit invités à contribuer
L’appel s’adresse à un large éventail de spécialistes dont universitaires, magistrats, greffiers, avocats, membres d’ONG et professionnels du droit international africain.
Les candidats doivent soumettre un résumé de 500 mots maximum, en français, accompagné d’une brève notice biographique. Les propositions peuvent être déposées au secrétariat de la Chaire UNESCO DPHD sur le campus d’Abomey-Calavi ou envoyées par courriel à formation@chaireunescodphd.bj.
Le 31 août, date limite pour les propositions
Le calendrier prévoit une clôture des soumissions le 31 août 2026. Les auteurs seront informés de la décision du comité scientifique le 10 septembre 2026. Le colloque se tiendra les 12 et 13 novembre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi, en format hybride. Les textes définitifs devront ensuite être soumis au plus tard le 27 novembre 2026.
Sous la responsabilité scientifique de Samson Igor Bidossessi Guedegbé, titulaire de la Chaire UNESCO DPHD, agrégé de l’enseignement supérieur du CAMES et professeur titulaire des universités, cette rencontre ambitionne ainsi de faire de l’UAC un espace de réflexion sur les vingt premières années de la justice africaine des droits humains et sur les réformes nécessaires pour renforcer son efficacité à l’avenir.
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La Rédaction
