En pleine recrudescence de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a initié une nouvelle étude vaccinale baptisée « Bravo ». Lancé le 19 septembre à Bunia, ce projet vise à mieux protéger les personnels de santé tout en collectant des données essentielles sur l’efficacité du vaccin Ervebo.

L’étude prévoit l’administration du vaccin à environ 20 000 professionnels de santé opérant dans et autour de Bunia. Ces acteurs, en contact direct avec les patients, figurent parmi les plus exposés au virus.

« On veut apporter le maximum de protection aux personnels de première ligne », explique Mathilde Lagarde, coordinatrice du projet au micro de RFI. L’objectif est de limiter les risques pour ces travailleurs essentiels, tout en renforçant la riposte sanitaire.

Tester l’efficacité face à une autre souche

Au-delà de la protection immédiate, le projet Bravo ambitionne d’évaluer les effets du vaccin contre une autre variante du virus, connue sous le nom de Bundibugyo. Jusqu’ici, Ervebo a principalement démontré son efficacité contre la souche Ebola Zaïre.

Les chercheurs cherchent ainsi à déterminer s’il « permet de réduire les formes graves de la maladie et s’il permet d’en réduire la mortalité », précise Mathilde Lagarde.

Une étude aux enjeux futurs

Selon Radio France Internationale, les données collectées devraient offrir une meilleure compréhension de l’efficacité du vaccin en situation réelle. Elles permettront également d’orienter les stratégies de lutte contre les futures épidémies.

Pour Médecins sans frontières, ce vaccin pourrait constituer une solution transitoire, en attendant les résultats d’autres recherches en cours. L’étude Bravo s’inscrit ainsi dans une dynamique visant à renforcer les outils de réponse face à Ebola et à ses différentes mutations.

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Bour-Han O. Amoussa

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