Le centre du Mali a de nouveau été le théâtre de violences armées. Le camp militaire de Dioura, situé dans la région de Mopti, a été attaqué jeudi 10 septembre 2026 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Selon RFI, les soldats du Jnim affirment en avoir pris le contrôle avant de se retirer. Des sources locales confirment cette incursion, sans qu’un bilan précis ne soit disponible à ce stade.
Le camp de Dioura n’en est pas à sa première attaque. Ces dernières années, cette position stratégique a été à plusieurs reprises visée par des groupes armés. Après l’assaut, l’aviation malienne aurait été déployée pour tenter de sécuriser la zone, d’après Radio France Internationale.
Une série d’attaques coordonnées
Cette opération s’inscrit dans une dynamique de violences accrues. La veille, le Jnim a revendiqué une embuscade près de Sikasso contre un convoi de l’armée malienne et de l’Africa Corps russe. Quelques jours plus tôt, une autre attaque à Sofara avait causé la mort d’au moins onze personnes, parmi lesquelles des soldats russes et des chasseurs traditionnels dozos.
Silence officiel et riposte aérienne
Les autorités militaires n’ont pas communiqué sur ces incidents récents. Toutefois, l’état-major malien a indiqué avoir mené des frappes aériennes mercredi près de Bougouni et mardi dans la zone de Koutiala, ciblant des positions qualifiées de « points de regroupement » de combattants armés, présentés comme neutralisés.
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Bour-Han O. Amoussa
