Face à la montée des manipulations de l’information, les acteurs des médias, de la société civile et de la régulation du Burkina Faso, du Mali et du Niger veulent renforcer leur coopération. Réunis le 23 septembre 2026 à Ouagadougou, ils ont appelé à des réponses concertées pour préserver l’intégrité de l’information dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES).
La désinformation s’affirme comme un défi commun aux acteurs de l’écosystème médiatique sahélien. C’est dans ce contexte que la Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), avec l’appui d’International Media Support (IMS) et de l’UNESCO, a organisé une rencontre sous-régionale consacrée à la question.
Placée sous le thème « Synergies régionales pour un écosystème médiatique résilient au Sahel : bâtir une information intègre face aux défis de la désinformation », la rencontre a réuni une trentaine de participants venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Médias, régulateurs et société civile mobilisés
Les échanges ont porté sur les mécanismes de manipulation de l’information, le rôle des journalistes et de la société civile, mais aussi sur les moyens dont disposent les organes de régulation pour lutter contre les intox et les discours de haine.
Représentant les présidents des instances de régulation de l’AES, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a appelé à une réponse collective face à cette menace.
Selon lui, la construction d’un écosystème médiatique résilient au Sahel constitue un processus de long terme qui nécessite des synergies régionales.
La secrétaire générale de la CENOZO a, elle aussi, insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les différents acteurs. Elle a plaidé pour davantage de solidarité, de partage d’expériences et d’actions concertées entre journalistes, régulateurs, chercheurs et organisations de la société civile.
Une réponse qui dépasse les frontières
Pour International Media Support, les menaces qui affectent l’intégrité de l’information ne peuvent être traitées isolément. Le représentant de l’organisation au Sahel, Djibril Saidou, a défendu une approche coordonnée, équilibrée et fondée sur la confiance.
L’enjeu est notamment de mieux identifier les menaces informationnelles qui traversent les frontières et de permettre aux acteurs des trois pays de partager leurs expériences et leurs mécanismes de réponse.
Au terme des échanges, la CENOZO entend ainsi poser les bases d’une coopération plus étroite entre les professionnels des médias, les régulateurs, les chercheurs et la société civile. L’objectif affiché est de favoriser des réponses communes aux défis de la désinformation et de renforcer la résilience de l’écosystème médiatique dans l’espace AES.
Rejoignez nous sur Whatsapp
https://whatsapp.com/channel/0029Vary7ry96H4T5J95FD3z
La Rédaction
