Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a affirmé mardi 25 août 2026 que la police et les autres services de sécurité traitent les rapports et les preuves relatifs aux violences commises contre des ressortissants étrangers. Il a assuré que des arrestations et des poursuites seraient engagées contre les personnes reconnues coupables d’infractions à la loi.

Le président Ramaphosa répondait à une question complémentaire de Julius Malema, chef des Combattants pour la liberté économique (EFF), lors d’une session parlementaire consacrée aux violences visant des ressortissants africains en Afrique du Sud.

Malema a affirmé que, dans certains cas, les auteurs de ces violences auraient agi en présence de policiers sans être arrêtés, donnant ainsi, selon lui, l’impression que ces attaques étaient cautionnées par l’État. Il a demandé pourquoi les responsables présumés n’avaient pas été arrêtés et poursuivis en justice.

En réponse, Cyril Ramaphosa a déclaré que l’identification des instigateurs fait l’objet d’une enquête. Selon le président, la police et les services de sécurité recueillent les rapports et les preuves disponibles afin de faire progresser les investigations.

Le chef de l’État a également indiqué que plusieurs arrestations avaient déjà eu lieu et que les personnes considérées comme des instigatrices de ces violences étaient également des personnes d’intérêt direct pour la police. Il a assuré que les autorités donneraient suite à cette affaire.

Un suivi promis pour les cas les plus graves

Ramaphosa a réaffirmé que toute personne qui enfreint la loi devait être sanctionnée, quelle que soit son implication dans les violences. Le président a notamment insisté sur les affaires ayant entraîné des blessures ou des décès. Il a assuré que ces incidents feraient l’objet d’un suivi rigoureux et que leurs auteurs seraient poursuivis en justice.

La réponse de Ramaphosa intervient dans un contexte de débats parlementaires plus larges sur l’impact des mouvements anti-migrants sur les relations de l’Afrique du Sud avec les autres pays africains.

Le gouvernement sud-africain a maintes fois rejeté la xénophobie et l’afrophobie et défendu une approche des questions migratoires fondée sur le respect du cadre légal. Selon Ramaphosa, la réponse aux défis migratoires doit passer par le renforcement des capacités de l’État à gérer les migrations et non par la tolérance d’actions illégales contre les ressortissants étrangers.

Le président a cité plusieurs réformes engagées par son gouvernement, notamment le renforcement de la gestion des frontières, la lutte contre la corruption au sein du système d’immigration, l’amélioration des voies de migration légale et la mise en œuvre du Livre blanc sur la citoyenneté, les migrations et la protection des réfugiés.

Pretoria mise sur le dialogue régional

Cyril Ramaphosa a également indiqué que l’Afrique du Sud poursuivait le dialogue sur les migrations avec d’autres pays africains à travers l’Union africaine (UA) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Selon lui, la question migratoire ne peut être résolue par une action unilatérale ou en ciblant les migrants. Lors du 46e Sommet ordinaire de la SADC, organisé récemment par l’Afrique du Sud à eThekwini, Pretoria a inscrit la question des migrations à l’ordre du jour et informé les dirigeants régionaux de l’évolution de la situation dans le pays.

Ramaphosa a précisé que cette initiative avait été prise par l’Afrique du Sud elle-même. À l’issue du sommet, les dirigeants de la SADC ont appelé à un dialogue régional coordonné et multidimensionnel pour s’attaquer aux causes profondes des migrations et élaborer des réponses globales, durables et efficaces.

Pour le président sud-africain, cette approche doit permettre de garantir une gestion des migrations à la fois légale et humaine, tout en s’attaquant aux causes profondes des déplacements de populations.

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Brunelle Tchobo

By Jupiter

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